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Mardi 13 Juillet 2010

Réforme des retraites: "Les 62 ans, nous n’y toucherons pas!"

Lors d’un entretien d’une heure hier soir, lundi 12 juillet, sur France 2, le président de la République a confirmé que le projet de loi de réforme des retraites serait examiné aujourd’hui en Conseil des ministres, puis devant le Parlement le 6 septembre et voté au mois d’octobre. Cette réforme sera bien conduite jusqu’au bout par Eric Woerth, à qui Nicolas Sarkozy a renouvelé son soutien tout en lui conseillant de démissionner de son poste de trésorier de l’UMP.

Nicolas Sarkozy est resté ferme sur le passage à 62 ans et sur l’alignement entre le public et le privé. "Si on vit quinze ans de plus, on peut comprendre qu’on travaille deux ans de plus", a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y a "15 millions de retraités en France et (que) nous n’avons pas les moyens de payer aujourd’hui la retraite d’1,5 million d’entre eux. Leurs retraites sont payées par la dette."

Revenant à ce propos sur le thème d’une "réforme juste", le chef de l’Etat a souligné que "la première injustice, c’est un système où il n’y a pas d’argent pour payer les retraites des retraités." Une réforme juste, c’est aussi une réforme qui ne diminue pas les pensions : "Diminuer les pensions, je m’y refuse. On ne touchera pas aux quinze millions de retraites." Une réforme juste, c’est encore ne pas augmenter les cotisations des particuliers, ni les impôts des entreprises : "Augmenter les cotisations, c’est baisser le pouvoir d’achat, donc moins de croissance et plus de chômage. Augmenter les impôts des entreprises, c’est plus de délocalisations, moins d’emplois, plus de chômage et moins de croissance."

Puis le président de la République a expliqué sa vision des notions de "carrières longues" et de "pénibilité", "un droit nouveau, une avancée sociale" : "une incapacité définie par le médecin du travail témoignera de cette pénibilité". Quant aux carrières longues, "ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans ont la garantie de partir à 60 ans au plus tard."

Pour finir, Nicolas Sarkozy s’est dit ouvert à la discussion, "à l’écoute", pour certains aménagements possibles concernant justement les carrières longues et la pénibilité, de même que les poly pensionnés… mais pas pour les 62 ans ou l’équilibre des cotisations public-privé.