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Mercredi 10 Mars 2010

Une réforme des collectivités territoriales, certes, mais laquelle ?

Un sénateur, rapporteur du projet de loi (Jeau-Patrick Courtois), qui fait savoir que le texte adopté en première lecture par le Sénat se trouve loin d'être définitif. Un sénateur, vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation (Yves Krattinger), qui ne ménage pas ses critiques.
Deux présidents d'association et syndicat professionnels (Stéphane Pintre pour le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales, le SNDGCT, et Pascal Fortoul pour l'Association des directeurs généraux des communautés de France, l'ADGCF) qui, tout en se prononçant résolument pour la réforme, la juge en retrait par rapport aux déclarations publiques initiales et aux espoirs qu'elles avaient fait naître.
Deux directeurs généraux de services (DGS) de communautés d'agglomération, Jean-Paul Vogel et Pierrick Lozé qui, forts de leurs expériences respectives, font ressortir les limites du texte actuel. Une assistance concernée, motivée, occupée et préoccupée par le sujet...

Les auspices s'étaient manifestement prononcés en faveur du colloque du 4 mars 2010 – Réforme territoriale, quel avenir pour le bloc local ? – organisé conjointement par l'ADGCF et le SNDGCT. Le débat fut effectivement riche et les sujets abordés nombreux : le seuil de population pour les intercommunalités, le mode d'élection des conseillers communautaires et ses conséquences, la mutualisation des services et l'administration locale unique, l'avenir des "petites" communes, la séparation ou non des fonctions de direction générale des intercommunalités et des villes-centres, les conditions de la mise en place de la carte de l'intercommunalité…

Connexité a couvert le colloque et a mené plusieurs interviews à l'issue des débats :