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Lundi 19 Decembre 2016

La recherche d’économies ne doit pas passer par la diminution des services publics

L’édition 2016 du baromètre des services publics (les services publics vus par les Français et les usagers) de l’Institut Paul Delouvrier révèle que globalement 69% des usagers s’estiment satisfaits des prestations des services publics de l’Etat alors que seulement 37% des Français en ont une bonne opinion. Les progrès attendus : des services publics plus efficaces, plus simples et plus rapides. Leurs trois  préoccupations prioritaires : l’emploi, la sécurité intérieure, l’Education nationale.

C’est une première ! Depuis 12 ans que le baromètre existe, la police/gendarmerie arrive en deuxième position des priorités des Français en matière d’action des pouvoirs publics, reléguant ainsi la santé hors du trio de tête jusque-là immuable. L’attention portée par les Français à la sécurité intérieure a progressé de 16% (44%) par rapport au précédent baromètre, la défense nationale de 8% (21%) et la justice de 3% (32%). A contrario, des sujets comme le logement (16%, -4), la fiscalité et la collecte des impôts (16%, -9) ou encore la sécurité sociale (15%, -4), sont considérés comme moins prioritaires.

Tout naturellement, ces jugements se retrouvent au niveau des moyens attribués à ces services, les Français estimant que les domaines régaliens doivent être préservés d’économies sévères. Ce qui, au final, s’exprime à son tour à propos de l’impôt : après trois années de préférence pour sa diminution, celle-ci regresse de 10 points par rapport à 2014 (55%), 44% des Français privilégiant cette fois une amélioration des prestations fournies par les services publics, même si cela doit se traduire par une hausse des impôts (+ 11% en deux ans).

C’est ainsi que 67% des Français (+ 10 points en un an) estiment que des économies en matière de police et gendarmerie seraient préjudiciables à la qualité de service (48%, soit +8, le pensent concernant la justice) ; c’est vrai aussi pour la majorité des Français à propos de la santé publique (54%, +6). S’agissant de l’Education nationale, les avis sont plus partagés : 53% pensent que des économies sont possibles dans ce domaine, 46% sont d’un avis contraire.

Quoi qu’il en soit, les économies nécessaires pour réduire les dépenses publiques sont à réaliser en priorité, selon les Français, via la simplification et l’allègement des procédures administratives (69%), l’amélioration de l’efficacité des services publics (58%), les pistes les moins citées étant : la suppression de certains services fournis par l’Etat, la délégation de prestations à des acteurs privés ou encore le paiement par l’usager de certaines prestations.

Aller plus loin

Le baromètre

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