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Lundi 19 Janvier 2015

Les recettes de l’OCDE pour réformer l’école

 "Plus d’un élève de 15 ans sur cinq dans les pays de l’OCDE ne possède pas les compétences minimales nécessaires pour prendre pleinement sa place dans la société actuelle", constate l’organisation, qui compte 34 pays membres à travers le monde, et qui vient de publier "Perspectives des politiques de l’éducation 2015. Les réformes en marche". Une première édition d’un rapport qui "a pour objet d’aider les décideurs et les autres acteurs du secteur éducatif à comprendre comment leurs homologues dans d’autres pays répondent à des défis communs, qu’il s’agisse d’accueillir des élèves d’origines multiples comme de prendre des mesures rendant les établissements comptables de la qualité de l’enseignement qu’ils dispensent".

Quelque 450 réformes éducatives menées dans l’ensemble des pays de l’OCDE entre 2008 et 2014 y sont répertoriées, dont environ 29 % visent à "préparer les élèves au monde de demain". Pour ce faire, note le rapport, "de nombreux pays s’attachent à améliorer la qualité et la pertinence de leurs programmes d’éducation et de formation professionnelle (EFP) ou à étendre leurs systèmes de formation pratique et d’apprentissage". Certains ont également instauré des mesures "visant à s’assurer que les élèves peuvent trouver un emploi ou poursuivre des études post-secondaires".

Autre priorité (sur laquelle portent 24% des réformes examinées dans le rapport) : l’amélioration du système scolaire, l’objectif étant de "créer des environnements d’apprentissage favorables et d’attirer et de maintenir en poste des enseignants performants". C’est ainsi, par exemple, que la France et les Etats-Unis visent à améliorer la formation initiale des enseignants tandis que la Finlande a "adopté des mesures destinées à créer un système de développement professionnel pour le personnel scolaire".

Plus généralement, selon l’OCDE, les réformes les plus efficaces sont celles qui "tournent autour des élèves et de l’apprentissage, qui visent à consolider les capacités des enseignants et qui font participer l’ensemble des acteurs concernés". Ce qui inclut une implication de plus en plus forte des syndicats d’enseignants et des associations patronales dans la mise en œuvre de ces réformes. Les syndicats appelant à un "dialogue plus structuré avec les pouvoirs publics", les entreprises souhaitant établir "des liens plus étroits avec le système éducatif".

L’OCDE observe enfin le peu de suivi, d’évaluation des réformes adoptées : "seuls 10% des mesures étudiées font l’objet d’une étude d’impact". Alors qu’elle serait "essentielle pour mettre au point les moyens d’action les plus utiles, les plus pratiques et les plus efficaces dans le domaine de l’éducation".


Aller plus loin

La version préliminaire du rapport

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