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Jeudi 07 Mai 2015

Les Régions dévoilent leur plan et leurs attentes pour relancer l'apprentissage

Les régions s’engagent avec force pour l’apprentissage, en soutien de la politique menée par l’État. Outre la hausse de l’aide financière de 200 millions d’euros permise par la réforme de la taxe d’apprentissage, la politique d’apprentissage des régions se structure autour de 4 propositions concrètes pour remplir 3 objectifs.

Les objectifs sont de mobiliser les entreprises et la fonction publique pour qu’elles recourent plus fréquemment à l’apprentissage, améliorer la mixité des métiers, tout en prévenant et luttant contre les ruptures de contrat d’apprentissage.

L’ambition des régions n’est pas seulement de créer des incitations financières à l’embauche d’apprentis, mais également de récolter les fruits d’une campagne de communication dynamique. Une communication large auprès des chambres consulaires, des entreprises, des experts comptables pour faire connaître les mesures en faveur de l’apprentissage et les nouvelles aides aux employeurs d’apprentis sera ainsi menée. De concert, toutes les entreprises bénéficiaires d’aides économiques de la Région seront régulièrement informées sur l’importance de l’apprentissage pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes.

Les trois versants de la fonction publique pourraient être mobilisés pour accueillir des apprentis, même si de nouvelles modalités de financement doivent encore être définies.

Au-delà de l’objectif quantitatif d’augmentation de 100 000 apprentis avant 2017 (pour passer de 400 000 entre 2014-2015 à 500 000 et d’enrayer une baisse continue), l’ambition est également qualitative. Seules 29 % des apprentis sont actuellement de sexe féminin, et souvent dans des métiers déjà fortement marqués par une population féminine : si le but n’est pas forcément d’aboutir à une égalité des sexes, au moins l’ouverture de certains corps de métiers aux femmes par l’apprentissage serait salutaire.

De la même manière, les jeunes issus des quartiers populaires peinent à accéder à l’apprentissage.

L’association des régions de France a formulé 4 propositions en plus de ce plan d’action.

En premier lieu, les régions demandent au gouvernement un report d’un an de la date limite de signature des accords de branche, pour permettre aux petites et moyennes entreprises qui emploient des apprentis de bénéficier à la rentrée 2015 de la nouvelle aide au recrutement.

Les régions souhaitent également formaliser les objectifs de la politique d’apprentissage dans l’artisanat grâce à un accord national tripartite État-régions-organisations professionnelles.

Le bac professionnel en 3 ans est également critiqué, les régions préférant un retour à une formule en 2 ans ou une décomposition en 1 an plus 2 ans.

Enfin, les régions plaident pour l’ouverture d’une seconde période d’inscription en apprentissage dans l’année, pour permettre à plus de jeunes de candidater.

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