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Jeudi 21 Mai 2015

Le prêt Entreprises et Quartiers de la BPI est lancé !

Après les contrats de générations et les emplois d’avenir, le gouvernement ouvre une nouvelle page en faveur de l’emploi des jeunes et plus spécialement en faveur des quartiers et des territoires économiquement défavorisés, en lançant un nouveau produit financier par le biais de la Banque publique d’investissement. C’est dans ce cadre que le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner et Myriam El Khomri, secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville étaient à Bordeaux le 11 mai.

Le produit proposé prend la forme d’un prêt de développement de 10 000 à 50 000 euros sur 5 ans, avec un différé de remboursement d’un an, sans que l’entrepreneur ne doive personnellement le cautionner. Néanmoins ce prêt ne peut être octroyé à titre principal mais vient s’inscrire en complément d’un prêt bancaire.

Les destinataires que sont « les petites et moyennes entreprises installées dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou dans une zone franche urbaine » pourront bénéficier de ce levier bancaire supplémentaire dans l’objectif de financer des dépenses immatérielles telles que les logiciels, la formation, la publicité ou le marketing. Pour Nicolas Dufourcq, président de la BPI, cette démarche « s’inscrit parfaitement dans l’ADN de BPI France : aller là où les autres ne vont pas, ou trop peu » et renforce un peu plus la présence de la banque publique dans les zones urbaines sensibles.

Pour le gouvernement il s’agit d’une inflexion dans la politique traditionnelle de soutien aux quartiers basés sur les subventions et l’assistance publique puisqu’il replace l’entreprise dans les quartiers. Le constat pour Patrick Kanner est simple : « Du côté de l’État, nous sommes convaincus de l’intérêt d’associer les entreprises à la construction et à la mise en œuvre des politiques publiques auxquelles elles contribuent, que ce soit l’accès à l’emploi, l’insertion sociale ou le développement économique. Je m’engage avec conviction dans cette nouvelle forme de collaboration entre État et entreprises car elle répond de mon point de vue à un changement de modèle. »

Ce prêt de la BPI s’inscrit dans la perspective plus large de refonte des dispositifs existants, de mise en oeuvre des nouveaux contrats de ville signés au niveau intercommunal, ainsi que la généralisation de la Charte Entreprises et Quartiers, lancée en juin 2013, avec près de 40 signataires initiaux. Cette Charte comprend des exonérations fiscales et 600 millions d’euros d’investissement pour les entrepreneurs proposant des offres immobilières adaptées. Partant du constat que la crise avait tout particulièrement aggravé la situation dans les quartiers qui connaissaient un taux de chômage de 23 % en 2011 dans les zones urbaines sensibles (ZUS), et près de 40 % pour les jeunes de 15 à 24 ans, le Gouvernement y avait fait de la relance de l'emploi une de ses priorité.

Pour l’heure le bilan doit être réservé puisque sur les 23 derniers mois seulement 15 entreprises supplémentaires l’ont signée.

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