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Mardi 04 Fevrier 2014

Près d’un fonctionnaire sur trois victime de discrimination au travail

Depuis cinq ans, le ressenti des discriminations au travail a progressé dans le secteur public (+ 9 points depuis mars 2009). Il rejoint aujourd’hui celui des salariés du privé (près de trois sur dix). Le niveau de ressenti en matière de vécu des discriminations est désormais équivalent : 29 % des salariés du privé et 31% des agents de la fonction publique affirment avoir été victimes d’une discrimination dans le cadre de leur travail. Un agent sur deux en a été le témoin. Tels sont les principaux enseignements de la septième vague du baromètre sur la perception des discriminations au travail réalisé par l’IFOP pour le Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail (OIT).

Parmi les autres informations notables : le nombre accru d’actifs à penser qu’ils pourraient faire un jour l’objet d’une discrimination. C’est ainsi que 31 % des fonctionnaires n’ayant jamais été victimes de discrimination "n’excluent pas de l’être un jour" (+ 2 points par rapport à 2012). D’où un regain de considération pour la lutte contre les discriminations, une lutte jugée nécessaire par 99 % des agents publics, et considérée comme "très importante" par 77 % d’entre eux (versus respectivement 98 % et 73 % des salariés du privé).

Quant aux éléments discriminants les plus cités par les victimes  : le fait d’être un homme ou une femme (29 % des agents) ; l’apparence physique (22 %) ; la grossesse/la maternité (19%) ; l’origine ethnique (16 %) ; le jeune âge (15 %) ; les activités syndicales (13 %) ; les opinions politiques (10 %) ; la nationalité (10 %) ; l’état de santé (8 %) ; les convictions religieuses (8 %) ; l’orientation sexuelle (4 %).

Comment les victimes réagissent-elles suite à la discrimination qu’elles ont subie ? Près de quatre agents sur dix (37 %) ne font rien, le plus souvent par résignation  (75 %), un sentiment qui grandit. Celles ayant agi en ont parlé à leur supérieur hiérarchique direct (26 %) ou à leur direction des ressources humaines (20 %)

Quelles sont les mesures jugées les plus efficaces pour lutter contre les discriminations ? On trouve, par ordre d’efficience : "instaurer des procédures de recrutement fondées sur des critères objectifs, par exemple les recrutements par mise en situation" (79 % des agents publics) ; "la possibilité pour un agent d’alerter de façon confidentielle sur des pratiques de discrimination dont il serait victime ou témoins" (74 %) ; "mener des actions de sensibilisation/formation sur la lutte contre les discriminations et les stéréotypes" (73 %). A noter enfin que 72 % des agents encouragent la mesure visant à "mpliquer les organisations syndicales et patronales dans les actions de prévention des discriminations et de promotion de l’égalité au niveau de l’administration", ce, malgré le fait que celles-ci sont considérées par eux comme des instances peu efficaces et vers lesquelles ils se tournent moins.

Aller plus loin

Baromètre sur la perception des discriminations au travail

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