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Mercredi 20 Janvier 2016

Pourquoi y a-t-il moins d'enseignants en Guadeloupe et Martinique ?

Les annonces d’augmentation du nombre d’enseignants en France sont-elles suivies d’effets ? La question a été posée lors de la séance de question au gouvernement tenue hier au Sénat, en particulier à propos des territoires caribéens.

Le sénateur Jacques Cornano a soulevé que dans l'académie de Guadeloupe aucune création de postes n’a été effectuée dans le premier degré et que 35 postes ont été supprimés dans le deuxième. La rupture avec les annonces nationales de la création de 60000 postes d’enseignants avant 2017 semble nette.

La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a confirmé l’avancement de la politique de recrutement des enseignants : 47000 postes sont déjà pourvus sur les 60000… et a expliqué la situation : « à la rentrée 2016, premier et deuxième degrés confondus, la Martinique perd 1 639 élèves et la Guadeloupe 2 336 ». La répartition des nouveaux postes d’enseignants sur le territoire national est fonction de deux critères : un critère démographique et un critère social. À la rentrée 2015, le ministère de l’Éducation nationale prévoyait ainsi une baisse de 64 postes sur le critère démographique et une augmentation de 35 postes en Guadeloupe selon le critère social… soit une diminution de 29 postes. En Martinique, l’évolution des postes sur ces deux critères était une diminution de 58 postes sur le critère démographique et une augmentation de 31 postes sur le critère social, pour une diminution globale de 27 postes.

L’évolution démographique conduit à ce que la préscolarisation comme le principe « plus de classes que de maîtres » soient conservés. Les réseaux d’éducation prioritaire sont également fortement déployés sur ces territoires. La Guadeloupe compte 3 établissements en REP+ et 13 en REP, tandis que la Martinique compte 9 établissements en REP+ et 13 en REP.

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