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Mercredi 07 Decembre 2016

PISA 2015 : des élèves défavorisés sur le plan socio-économique, surtout en France

Le programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), publié ce 6 décembre, a orienté son enquête sur les performances des élèves de 15 ans des 72 pays de l’OCDE dans le domaine des sciences, ainsi que ceux de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et de la résolution collaborative de problèmes. Les 540.000 élèves participants (6.000 en France) ont répondu à une série d’épreuves comportant aussi bien des questions à choix multiple que des items leur demandant de formuler leurs propres réponses. L’objectif étant d’évaluer si, au terme de leur scolarité obligatoire, "les élèves possèdent certaines compétences essentielles pour participer à nos sociétés modernes", selon la formule de l’étude.

En moyenne, sur l’ensemble des élèves ayant passé les épreuves, environ 8% d’entre eux  sont très performants en Sciences (et 24% à Singapour). Cela signifie qu’ils possèdent "suffisamment de connaissances et de compétences scientifiques pour les appliquer de manière créative et autonome dans un large éventail de situations, y compris des situations qui ne leur sont pas familières". Singapour, qui devance tous les pays de l’OCDE, est suivi du Japon, de l’Estonie, de la Finlande et du Canada. La France se situe dans la moyenne, avec l’Autriche, les Etats-Unis et la Suède, derrière l’Allemagne ou la Belgique, et devant l’Italie. Au sein du groupe français, la proportion d’élèves très performants représente environ 8% (stabilité entre 2006 et 2015), celle des élèves performants s’élevant à plus de 21% (versus 19% pour la moyenne de l’OCDE). Par rapports aux résultats de 2006, la proportion d’élèves en difficulté est en très légère augmentation : 21% en 2006, 22% en 2015. Une proportion légèrement supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE.

S’agissant de la performance des élèves en compréhension de l’écrit, 20% des élèves en moyenne, dans l’ensemble des pays de l’OCDE, n’atteignent pas le seuil de compétence. Un chiffre stable depuis 2009. Quant aux mathématiques, à noter que Pékin-Shanghai-Jiangsu-Guangdong et Hong-Kong (Chine) Singapour et le Taipei chinois se distinguent avec plus d’un élève sur quatre très performant, c’est-à-dire en capacité de  "formuler des situations complexes en termes de mathématiques, à l’aide de représentations symboliques". la France, là aussi, se situe dans la moyenne. La performance de ses élèves, après avoir significativement baissé entre 2003 et 2012, est restée stable depuis. Au regard de la compréhension de l’écrit, les élèves français sont placés légèrement au-dessus de la moyenne, du fait des meilleurs résultats obtenus par les garçons et de l’augmentation de la proportion d’élèves très performants. En revanche, la proportion d’élèves en difficulté est restée stable depuis 2009.

PISA évalue aussi l’équité dans l’éducation. Ainsi le Canada, le Danemark, l’Estonie, Hong-Kong et Macao, qui se distinguent par des niveaux élevés de performance, connaissent un rendement de l’éducation plus équitable. Plus généralement, dans les pays de l’OCDE, les élèves défavorisés sur le plan socio-économique sont près de trois fois plus susceptibles que leurs pairs favorisés de ne pas atteindre le seuil de compétence en sciences. Un seuil que les élèves issus de l’immigration sont plus de deux fois susceptibles que leurs pairs autochtones de ne pas atteindre. Une différence encore plus marquée en France, où la relation entre performance et milieu socio-économique des élèves est l’une des plus fortes parmi les pays participant à l’enquête PISA 2015.

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