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Jeudi 18 Fevrier 2016

Les dépenses sociales des départements en hausse de 9% depuis 2010


En 2014, les dépenses d’aide sociale des conseils départementaux s’élevaient à 35,1 milliards d’euros, soit une hausse de 3% en euros constant par rapport à 2013 et de 9% depuis 2010. Des chiffres annoncés dans Etudes et Résultats (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques/Drees du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits de la femme) de février.

Sur cette somme, près de 10,7 milliards d’euros étaient consacrés aux dépenses nettes liées au revenu de solidarité active (RSA) et aux RSA socle majoré, aux contrats uniques d’insertion. Des dépenses en augmentation de 8% en euros constants par rapport à 2013.

Elles représentent un tiers des dépenses consacrées aux quatre principales catégories d’aide sociale, celles consacrées aux aides sociales à l’enfance en constituant 23 % (les trois quarts des dépenses étant dédiées aux placements en établissement ou en famille d’accueil), et celles destinées aux personnes âgées 22%. Des dépenses quasi stables en 2014 : respectivement -1 et 0% en euros constants en un an. Quant aux dépenses consacrées aux personnes handicapées (7,1 milliards d’euros, 22% des dépenses sociales), elles sont en hausse de 3% par rapport à 2013. A noter que 70% de ces dépenses concernent l’accueil hors du domicile.

Il reste quelque 3,1 milliards d’euros consacrés, d’une part, aux autres dépenses d’aide sociale (autres interventions sociales et services communs à l’aide sociale) et, d’autre part, aux frais de personnel (2,5 milliards d’euros en 2014).


Autre révélation de la Drees : rapportée au nombre d’habitants, la dépense d’aide sociale s’étend de 360 à 1.100 euros par an par habitant, selon le département. Ce grand écart s’explique notamment par les caractéristiques démographiques et socio-économiques locales (répartition par âge ou par niveau de revenu), en particulier pour les dépenses relevant des domaines de l’insertion et des personnes âgées (conditions d’attribution et montant des aides fixés au niveau national) tandis que dans les domaines de la protection de l’enfance et du handicap, les départements ont davantage de liberté dans la détermination du montant des aides allouées.

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Le builetin de la Drees


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