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Lundi 27 Avril 2015

Dépenses de l’Etat : 2,8 milliards d’économies supplémentaires en 2016... et pour la Défense ?

Selon le quotidien Les Echos, le Premier ministre, Manuel Valls, a adressé ce week-end leurs lettres de cadrage budgétaire aux ministres leur enjoignant des réductions supplémentaires de dépenses an 2016 atteignant au total 2,8 milliards d’euros. Il leur demande de diminuer de 1 % leurs dépenses de masse salariale et de 3 % les autres dépenses, ce, jusqu’en 2017.

Précision des Echos : concrètement, les économies attendues se situeraient notamment au niveau des subventions et des effectifs des opérateurs de l’Etat (au moins – 2 % d’emplois par rapport à 2015)

Tous les ministères sont concernés sauf quatre : ceux de l’Education nationale, de la Justice, de l’Intérieur et de la Culture. Ce qui n'est pas une surprise pour les trois premiers, jugés "prioritaires", mais constitue une nouveauté s’agissant du ministère de la Culture et de la Communication. Mais on sait, par exemple, que quelque cent festivals on dû être annulés du fait de suppressions de subventions.

Quant au ministère de la Défense, les décisions devraient être prises à l’issue du Conseil de défense prévu ce mercredi 29 avril. Au menu, entre autres : la révision du rythme de réductions des effectifs de l’armée (loi de programmation militaire 2014-2019) au regard de sa mobilisation sur plusieurs terrains extérieurs et, plus globalement, de la menace terroriste, laquelle mobilise quelque 9.000 militaires dans les opérations extérieures et 10.000 pour la protection du territoire national, depuis les attentats de janvier (Opération "Sentinelle"). Selon le ministère de la Défense, jusqu’à 18.000 postes pourraient être maintenus sur les 24.000 suppressions sur trois ans initialement programmées.

Le 2 avril dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d’une séance publique au Sénat sur l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), expliquait : "La situation des menaces nous amène à être présent sur tous les terrains et va impacter à la hausse les effectifs de la force opérationnelle terrestre qui est aujourd’hui de 66.000 hommes", ajoutant : "Si on augmente les effectifs, en particulier pour l’armée de terre – il y aura aussi des recrutements nécessaires dans le renseignement, la cyberdéfense – ce coût ne rentre pas obligatoirement dans l’enveloppe des 31,4 milliards d’euros de budget" prévus par la LPM.

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