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Mercredi 11 Mars 2015

Parcours professionnels, rémunérations, carrières dans la fonction publique : le défi de l’attractivité

"Respect du statut et des principes régissant la fonction publique", la CFDT Fonction publique salue le choix de Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, affiché lors de la négociation avec les organisations syndicales sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations dont un point d’étape a eu lieu ce 10 mars. Parmi les principales mesures annoncées par la ministre, la revalorisation sur six ans des grilles de rémunération des fonctionnaires ainsi que l’extension de la durée de carrière moyenne à 35 ans au lieu de 25-26 ans actuellement, rendant ainsi les fins de carrière plus attractives notamment du point de vue des rémunérations, celles-ci tendant alors à stagner.

L’un des principaux enjeux, maître mot de cette négociation : l’attractivité, non favorisée en particulier par le gel du point d’indice depuis 2010. Dans un entretien, le 5 mars, sur BFMTV/RMC, Marylise Lebranchu exprimait ainsi sa préoccupation à ce sujet : "Il faut qu'on s'occupe d'eux car sinon au bout d'un moment, on ne trouvera pas de nouveaux fonctionnaires." Préoccupation qu’elle a réaffirmée le 10 mars en indiquant que certains postes ne sont pas pourvus. Il s’agit donc pour la ministre de répondre aussi à ce défi. C’est le cas, en particulier, de l’attractivité des métiers de catégorie A : "1,3 Smic, cela ne correspond pas à ce que ces agents sont en droit d’attendre, si l’on compare à ce à quoi ils pourraient prétendre dans le privé avec ce niveau de connaissance et de qualification.", a-t-elle reconnu , ajoutant : "Après la réforme des catégories C et B, il ne faut pas oublier les autres agents, notamment le reste des B et les A, qui vont devenir une priorité." Un bémol à ces annonces, cependant, exprimé ainsi par la ministre : "Toute négociation a un coût. Nous allons étaler le coût de celle-ci pour qu’il puisse être absorbé.".

Marylise Lebranchu souhaite boucler cette négociation par un accord global le 2 juin prochain. D’ici là, d’autres réunions sont prévues, dont certaines, bilatérales, consacrées aux spécificités de chaque versant : mobilité des personnels entre établissements hospitaliers, règles de reprise du travail après un congé maladie, règles d’organisation des concours de recrutement au sein de la fonction publique hospitalière, fusion des corps et déconcentration de la gestion à la fonction publique d’Etat, transparence et qualité dans les recrutements, reçus-collés et concours sur titre à la fonction publique territoriale.

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