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Mardi 29 Avril 2014

Pacte de stabilité : des redites par le Premier ministre

Pour connaître les sources d’économies, il faudra attendre la loi de finances rectificative pour 2014. L’esprit du pacte de stabilité demeure celui annoncé lors de la déclaration de politique générale : un choc de l’offre et une réduction drastique du déficit budgétaire et de l’endettement.

Les moyens ne varient pas. Les 50 milliards d’économie sur trois ans sont confirmés, mais ne sont toujours pas détaillés. En revanche, les dernières annonces en date ont été réaffirmées, en particulier la revalorisation des traitements des fonctionnaires les plus pauvres, catégories C et catégories B en début de carrière en tête, avec, en moyenne, une rémunération de 440 € brut en plus par an.

Relancer la croissance, principal objectif du gouvernement comme le rappelait d’ailleurs Michel Sapin lors de la séance de questions au gouvernement précédant la déclaration du Premier ministre, passe par une baisse des prélèvements obligatoires, cotisations sociales comme impôts. Les entreprises voient leurs charges fiscales et sociales être allégées, pour améliorer la compétitivité du travail.
En revanche, aucune annonce sur les possibilités d’alléger les charges sur les investissements, si ce n’est la volonté gouvernementale de relancer la croissance par « l’économie verte » et ses emplois « non délocalisables ».

En d’autres termes, si le vote du pacte de stabilité se profile compte tenu du nombre d’abstention, le gouvernement obtient, pour l’instant, un blanc-seing pour une politique économique et budgétaire encore floue.

 

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