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Jeudi 11 Juin 2015

Une nouvelle politique de gestion des cadres de l’Etat ou comment renforcer la dimension managériale

Renforcer la dimension managériale au sein de la fonction publique de l’Etat et instaurer de nouvelles pratiques, tel est l’esprit de la nouvelle politique de gestion des cadres de l’Etat annoncée le 10 juin en Conseil des ministres par Marylise Lebranchu. Sa mise en place par chaque ministre se fera autour de trois priorités : une nouvelle gouvernance de la politique de l’encadrement placée sous la responsabilité directe des ministres ; l’élaboration d’un plan managérial par chacun d'entre eux ; une réforme à caractère interministériel.

"Chaque ministre […] doit s’impliquer dans la mise en œuvre d’une nouvelle politique managériale", a souligné la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique. Pour ce faire, poursuit-elle, "il s’appuie sur le secrétaire général, responsable direct de la modernisation de la gestion des ressources humaines et de la qualité du dialogue social au sein de son ministère". Parmi les missions de celui-ci mises en avant par la ministre : identification des talents, transparence des procédures de nomination, revue de cadres, réforme de leur évaluation, clarification de la politique indemnitaire applicable, organisation de réunions d’échanges entre cadres du ministère.

Quant au plan managérial, il "comportera l’ensemble des actions à conduire pour une gestion efficace des cadres en matière de recrutement, de formation continue, d’évaluation, de conseils de carrière, d’aide à la mobilité, de promotion d’une culture managériale et de conduite du changement, ainsi que de renforcement de la qualité de vie au travail au bénéfice de l’ensemble des agents". Marylise Lebranchu a annoncé, à ce propos, que le Premier ministre fixerait prochainement les priorités interministérielles s’agissant notamment de l’organisation et des moyens dédiés à cette nouvelle politique, la mise en œuvre d’un plan de formation et la définition d’une politique de structuration des parcours professionnels et de mobilité.

Le caractère interministériel de cette réforme se traduira, notamment, par la mutualisation des actions, de manière à "mélanger les cultures et pratiques professionnelles et [à] favoriser les mobilités entre ministères".

L’évolution des pratiques managériales, souhaitée par la ministre, sera conduite, entre autres, à l’aune du comité des DRH publics/privés, mis en place et présidé par la ministre de la Fonction publique : "Il apportera les éléments de comparaison nécessaires avec [celles] en vigueur dans les entreprises."

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