Imprimer

A la une

Mardi 10 Janvier 2017

Les messages et le rayonnement de la France au CES de Las Vegas

Une grande délégation et de nombreuses récompenses : une habitude tricolore
 
La semaine dernière, la ville de Las Vegas aux Etats-Unis accueillait le Consumer Electronics Show, qui rayonne et s’impose comme le plus important salon mondial consacré à l’innovation technologique en électronique grand public. Encore une fois cet événement incontournable a attiré un nombre incroyable d’acteurs du monde digital et de l’innovation, puisque plus de 175.000 visiteurs se sont déplacés du monde entier pour venir dans le Nevada !
 
Comme à son habitude, la délégation française était impressionnante avec 275 entreprises et structures exposant leurs produits et technologies, soit la troisième force en présence derrière les Etats-Unis (1.713 entreprises) et la Chine (1.307 entreprises). Sur nos 275 exposants, 233 étaient des startups et plusieurs d’entre elles ont effectivement reçu des récompenses et distinctions, illustrant la bonne santé et la réussite de l’écosystème digital français aux yeux du monde. Pour donner un éclairage sur ces jeunes pousses très prometteuses, le consulat de France aux Etats-Unis a d’ailleurs publié la liste des 30 startups françaises lauréates d’un "CES Innovation Award 2017" (nous les citons ci-après et nous vous invitons à regarder celles qui vous intéressent le plus en cliquant sur leurs noms) : 3DRudder (contrôleur de navigation et de mouvement en réalité virtuelle), 42tea (cube connecté pour préparer son thé), Bluemint Labs-Bixi (un objet intelligent de reconnaissance gestuelle intuitive), Catspad (distributeur de croquettes et d’eau connecté pour chat), Energysquare (modules de recharge sans fil), HAP2U (technologie qui donne aux interfaces tactiles la sensation de relief), Holi (ampoule LED intelligente qui aide à mieux s’endormir et se réveiller en se synchronisant avec le rythme biologique), Hydrao-Smart & Blue (douche intelligente et éco-sensible), In&motion (airbag intelligent et connecté destiné aux athlètes de skicross et de ski alpin), JOY-Technology for Families (montre basée sur des icônes qui permet aux enfants d’apprendre les bonnes habitudes et le concept de temps), Klaxoon (solutions de quiz, messages etc. permettant d’améliorer l’interactivité au sein d’un groupe), Kolibree (brosse à dents électrique, à vibration sonique, rechargeable et connectée), Miliboo (vente en ligne de meubles personnalisables), MyBlueShip SAS (rend connecté n’importe quel objet inerte à l’aide de capteurs NFC), MYXYTY (solutions domotiques pour la maison connectée), Nov’in (plateforme d’innovation participative), Ondilo (objet connecté de piscine), Pkparis (objets connectés nomades), Plume Labs (capteur connecté capable de détecter les polluants dans l’air), Rifft (développeur d’objets connectés), Sen.se (créateur de capteurs rendant les objets du quotidien connectés), SensorWake (réveil olfactif), SevenHugs (télécommande qui détecte tout objet connecté à proximité), Solable (technologie de stockage de chaleur solaire), SteadXP SAS (système de stabilisation vidéo), Urban Hello (réveil connecté programmable à distance à destination des enfants), Xooloo (site pour enfants et Moteur de recherche sécurisé), Yesitis (étiquette connectée applicable à tout support), Yumii (plateforme de mise en relation médicale) et Zhor-Tech (chaussures connectées et intelligentes). De plus, les autres startups non primées ont aussi démontré leur talent et savoir-faire, renforçant encore un peu plus l’impression que notre pays a véritablement bien négocié le virage de la révolution digitale depuis quelques années.
 
Axelle Lemaire profite du CES pour défendre les efforts du gouvernement et rassurer sur un cadre réglementaire favorable aux startups
 
Lors d’une interview donnée à Business Insider dans le cadre du CES, la Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, chargée du Numérique et de l'Innovation, Axelle Lemaire, a fait passer quelques messages forts. Elle rappelle d’abord que dans les années précédentes, le Gouvernement français a déployé de puissantes mesures pour libérer et encourager l’écosystème de startups : "dans le budget 2017, nous avons baissé les impôts sur les entreprises qui embauchent en France, baissé les taxes sur les actions distribuées aux employés des startups, et accordé des déductions d’impôt aux business-angels qui investissent dans les startups hexagonales".  Elle a aussi voulu tordre le cou aux vieilles peurs, notamment exprimées par les professionnels de l’investissement (business angels et fonds de capital risque) qui décrivent souvent la France comme une terre d’ingérence malheureuse de l’Etat dans la conduite des affaires : la saga DailyMotion, dont la vente à Yahoo! avait été bloquée par le Gouvernement, est restée dans bien des mémoires. Sur ce point elle affirme que ces peurs sont de l’histoire ancienne, elles sont devenues infondées : "avez-vous entendu parler de la persistance rétinienne ? Nos yeux continuent de voir une image qui n’est plus là pendant quelques nanosecondes, ce qui aide le cerveau à comprendre le flux d’information qui lui arrive. C’est peut-être le phénomène qui se produit chez certains investisseurs qui n’ont pas encore perçu les changements profonds qui se sont produits dans l’environnement français. Mais heureusement de nombreux acteurs ont bien compris que la France est aujourd’hui une terre fertile pour les startups : dans les mois qui viennent nous accueillerons 180 entrepreneurs étrangers dans le cadre du French Tech Ticket (programme d’aide à l’installation de startups étrangères avec un financement de 45.000 euros, des procédures simplifiées d’obtention de visa, etc.). Et puis le nombre d’entrepreneurs étrangers en France a triplé en 2016 par rapport à 2015, avec un point très intéressant : la nationalité étrangère la plus représentées est… la nationalité américaine". Si l’on dit souvent que les Etats-Unis sont le lieu le plus favorable dans le monde pour la création d’entreprises technologiques, il semble que les personnes les plus directement impliquées et concernées, à savoir les entrepreneurs américains eux-mêmes, commencent à accorder beaucoup de crédit à notre pays et décident de franchir l’Atlantique pour bénéficier du cadre de la French Tech. L’année commence donc réellement sur une note positive.

ShareThis
Connexite Premium

Publicité