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Lundi 25 Juillet 2016

Les maires rappellent à l’Etat sa mission régalienne de sécurité

Au lendemain de l’attentat de Nice, l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) exprimait "sa détermination sans faille, aux côtés de l’Etat, dans la lutte contre le terrorisme". Le 21 juillet, dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, l’association d’élus se fait l’écho de la saisi de "nombreux maires" pour "exprimer leur crainte d’un transfert de responsabilité de l’Etat vers les maires dans le domaine de la sécurité".

Tout en soulignant que "les maires de France agissent au quotidien pour assurer le bon ordre, la sûreté et la salubrité publique" ; ceux-ci rappellent que, "conformément à la Constitution" la sécurité et l’ordre publique relèvent de l’Etat, et que "les maires y contribuent, à ses côtés, dans la limite de leur compétence".

Rappelons que, pour ce faire, plus de 4.000 communes disposent actuellement d’une police municipale, employant un total de quelque 20.000 agents. Ce qu’attendent les maires, y compris ceux ne disposant pas de police municipale, c’est que l’Etat "communique avec eux plus étroitement sur l’état de la menace connue et des risques potentiels". D’autant plus du fait de la prorogation de l’état d’urgence, situation impliquant que "l’Etat les accompagne et les conseille dans la détermination de la posture de sécurité la mieux adaptée à l’actualité et au contexte local".

C’est donc un appel, voire un rappel, que lancent les élus à l’Etat pour que celui-ci "assure sa mission régalienne de sécurité et mobilise les effectifs nécessaires à la protection des populations" en toutes circonstances, "que ce soit notamment lors des festivals, des concerts ou sur les plages".

Un appel qui s’apparente désormais à un cri d’alerte alors que la polémique ne cesse d’enfler entre le ministère de l’Intérieur et la police municipale de Nice,

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