Imprimer

A la une

Vendredi 20 Septembre 2013

L'open data, cheval de bataille du gouvernement

La publication aujourd’hui de la circulaire du 17 septembre 2013 relative à l’ouverture et au partage des données publiques marque une nouvelle étape dans la voie vers l’ouverture des données de l’administration. Ne concernant que les documents définitifs non nominatifs ou couvert par le secret, il s’agit d’une communication essentiellement sur demande, conformément à la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

Comme rappelé dans le vade-mecum du gouvernement, l’objectif de l’open data est triple :

- en ouvrant l’accès aux données publiques, elles sont aussi réunies ce qui permet d’avoir un accès plus complet, et plus simple qu’auparavant, à celles-ci pour les agents,

- en accédant aux données, les agents peuvent concevoir et utiliser de nouvelles solutions pour la population,

- et surtout, en acceptant comme principe la transparence de l’administration quant aux données qu’elle possède ainsi qu’un principe de gratuité de la transmission des données, le service public devient une source du débat citoyen et d’innovation.

Si la publication est un droit, qui semble dériver de l’article 15 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen,  elle doit être effectuée selon des formats simples et ne traduisant aucun point de vue. Le vade-mecum souligne ainsi que « les données brutes – telles qu’elles sont produites ou utilisées par les administrations à des fins de service public – sont en ce sens extrêmement intéressantes. Il est préférable de diffuser ces données dans des formats structurés, sans avoir recours à des options de présentation (couleurs, cellules fusionnées, fichiers à plusieurs onglets..), ni à des fonctions de présentations (macros, liens croisés dynamiques…). » De plus, les services du gouvernement insistent pour une communication dans des formats ouverts, facilitant l’accès de tous. Pour autant, compte tenu de cette accessibilité accrue, les données doivent nécessairement être anonymisées , sauf dans les cas où la loi le permet.

La communication de donnée brute pouvant néanmoins nuire à la compréhension de celles-ci, la mission Etalab souligne qu’il est nécessaire d’indexer les données, en faisant en sorte que l’utilisateur puisse répondre à cinq questions : qui a produit les données ? Quand les données ont-elles été produites ? Quelle est la période temporelle concernée ? Quelles sont les zones géographiques couvertes ? Quelles sont les thématiques des données ?

La pratique de l’ouverture peut s’opérer administration par administration, ou par le recours à l’assistance de la mission Etalab, qui propose notamment une plate-forme de dépôt des données data.gouv.fr. Les données peuvent être alors communiquées manuellement ou automatiquement.

Aller plus loin :

Le vade-mecum sur l’ouverture et le partage des données publiques

La circulaire du 17 septembre 2013

 

 

ShareThis
Connexite Premium

Publicité