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Vendredi 27 Mars 2015

L'AMF récuse la réduction du déficit public

La baisse du déficit annoncée par le gouvernement hier n’est pas une satisfaction pour les élus locaux. Comme l’a fait savoir aujourd’hui l’association des maires de France, par la voie de son secrétaire général Philippe Laurent, la baisse du déficit public est due au recul des investissements publics locaux. Soit une mauvaise nouvelle pour les entreprises et pour la croissance.

L'analyse de l'AMF s'appuie sur les chiffres publiés par l'INSEE hier.

À la lecture des chiffres de l’INSEE, la composition de la baisse du déficit public ne rentre pas dans les ambitions affichées du gouvernement. En premier lieu, le déficit public recule grâce à la progression plus rapide des recettes que des dépenses. Entre 2013 et 2014, les dépenses ont augmenté de 1.6 % contre 1.9 % pour les recettes. Si les recettes progressent plus vite que les dépenses, leur rythme de progression s’est réduit par rapport à 2013. En effet, il était alors de 3.2 %. L'anticipation des comportements fiscaux des collectivités territoriales face à la baisse des dotations est remise en cause par ces chiffres : en recul, les produits des prélèvements obligatoires marquent leur rigidité à la hausse.

En second lieu, la source de cette « modération » dans la dépense provient du recul important de l’investissement public, qui recule de plus de 7 %. Les investissements publics locaux forment la plus grande partie de ce recul (-4,8 Md€). En contrepartie, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 1.3 % et les autres dépenses de dotations (souvent des dépenses fiscales, comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) augmentent de 6.9 % sur la période considérée.

Aller plus loin :

INSEE, 26 mars 2015, "En 2014, le déficit public s’élève à 4,0 % du PIB, le taux de prélèvements obligatoires se stabilise à 44,7 % du PIB"

Maire Info – AMF, La baisse du déficit est due à la diminution de l'investissement public local

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