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Lundi 08 Juin 2015

L'AMF poursuit sa contre-offensive sur la baisse des dotations

François Baroin l’avait annoncé, l'Association des maires de France (AMF) ne comptait pas rester sans rien faire en attendant que les territoires ne se fassent déposséder de leurs dotations. Fort du soutien obtenu début juin auprès de plus de 16 000 communes et intercommunalités sur leurs 5 axes afin de lutter contre la baisse des dotations, l’AMF passe la vitesse supérieure et annonce son plan de bataille.

Le premier axe de cette offensive, qui devrait prendre forme dans le courant de l’été, est basé sur la concertation des associations départementales, dans le but qu’elles fassent « un point précis de la situation dans chacun des départements et territoires ». Cette concertation implique également la mobilisation des parlementaires locaux dont l’AMF attend la prise de position à l’échelle nationale. Ainsi son action est globale dans la mesure où elle livre, clefs en main, les documents nécessaires au soutien effectif de son action, comme des éléments de langage ou encore un modèle de motion téléchargeable.

Pour l’association la « dégradation des services rendus à la population (notamment état-civil, activités périscolaires, accueil petite enfance, services sociaux, installations et animations sportives et culturelles, etc.) » est déjà une réalité. Elle pointe ainsi le décalage entre la réalité locale et la paupérisation du service public, avec la théorie gouvernementale d’économie et de meilleure gestion des deniers publics.

Le deuxième axe de l’AMF consiste en des journées de rencontres, par le biais d’une campagne de sensibilisation et de mobilisations nationales autour de la thématique de la défense des communes et intercommunalités, en vue de maintenir « les services essentiels à la population et œuvrer à la cohésion sociale ». L’association estime également devoir jouer un rôle de lobby dans la mesure où « la commune [est] marginalisée et les maires et les élus stigmatisés » alors que ces deux entités assument une mission essentielle de liaison entre les citoyens et les pouvoirs publics, mais jouent également un important rôle de catalyseur économique de par leurs proximités avec les entreprises présentes sur les territoires.

L’AMF ne fait pas état cette fois ci de mesures concrètes comme dans son précédent communiqué, où elle visait une réforme du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) ou encore la création d’un fonds territorial, mais elle maintient fermement son refus de nouveaux transferts de charges ou de responsabilités pour lesquels elle « invite ses adhérents à s’y opposer localement ».

Le Gouvernement peut donc s’attendre à passer un été houleux avec les élus qui semblent bien s’être fermement unis pour la défense des intérêts locaux.

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