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Lundi 09 Mars 2015

Les inscriptions sur les listes électorales presque stables en 2014

Le nombre d’électeurs reste stable depuis 2014 selon les chiffres de l’INSEE. Alors que le nombre d’électeurs avait augmenté en 2013, année précédant les élections municipales, il baisse très légèrement – 0,1 % au 1er mars 2015, pour s’établir à 44,6 millions d’électeurs.

Cette baisse a plusieurs facteurs selon l’analyse de l’INSEE. Outre les causes politiques (faible attrait pour le scrutin départemental, report des élections régionales, illisibilité du calendrier), l’institut met en avant le recul des primo-inscriptions par rapport à 2013 et des inscriptions après déménagement ainsi que la baisse du nombre de jeunes majeurs inscrits d’office sur les listes électorales.

« 171 000 personnes se sont inscrites pour la première fois ou se sont réinscrites après une période de non-inscription » indique l’INSEE. Ce chiffre est à relativiser puisqu’il est 2 fois et demie moins important qu’en 2013. Par ailleurs, « seuls 713 000 électeurs se sont inscrits dans leur nouvelle commune de résidence ». L’évolution démographique selon les territoires est clairement visible à cet égard : le nombre d’électeurs recule fortement (- 0.6 % et plus) en Auvergne, Bourgogne, Centre-Val de Loire Franche-Comté et Limousin. Dans l’Ouest, le Nord et l’Est de la France, le nombre d’inscrit ne progresse pas ou recule faiblement. Les seules régions de progression sont l’Île-de-France, Rhône-Alpes, PACA, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Corse et Alsace, mais avec des chiffres faibles (compris entre 0.2 % et 0 % de progression). Les territoires ultra-marins se distinguent par leur dynamisme avec des taux supérieur à 1 % et même de 4,8 % à Mayotte.

Le recul des inscriptions d’office des jeunes électeurs atteignant l’âge de voter est due au calendrier électoral : « lors de la révision 2014-2015, seuls les jeunes ayant eu 18 ans entre le 25 mai 2014 et le dernier jour de février 2015 pouvaient être inscrits d’office. La période de référence pour ces nouveaux électeurs était donc de 9 mois en 2014-2015 contre 15 mois pour la révision 2013-2014, soit 6 mois de moins » explique l’INSEE.

Ces chiffres ne présagent rien des futurs résultats. Si ce n’est le nombre d’inscription après déménagement en baisse, qui témoigne du faible attrait pour les élections départementales.

Aller plus loin :

Le nombre d’électeurs reste quasiment stable entre les 1er mars 2014 et 2015 – INSEE

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