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Lundi 22 Avril 2013

L’innovation au service de la réussite éducative

Vendredi dernier, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, et la ministre déléguée à la réussite éducative, George Pau-Langevin, ont installé le Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative (CNIRE). Il s’agit notamment, pour le Gouvernement, d’accompagner la refondation de l’école par "une réflexion sur le système éducatif", de "répondre aux difficultés rencontrées aujourd’hui par l’école pour faire réussir tous les élèves (résultat des enquêtes PISA, nombre d’élèves en situation de décrochage, etc.)", de mettre en œuvre de nouvelles pratiques pédagogiques.

Mis en place par décret, paru au Journal officiel le 26 mars 2013, le CNIRE est créé pour une durée de quatre ans. Il est présidé par Didier Lapeyronnie, professeur de sociologie à l’université Paris-Sorbonne, et compte 39 membres, parmi lesquels des acteurs de la sphère Education nationale (enseignants, directeurs d’école, principaux de collège, proviseurs de lycée, recteurs, inspecteurs…), ainsi que des personnalités des milieux institutionnels, associatifs, économiques. Son champ de compétence : l’enseignement des premier et second degrés.

"Ce conseil est une forme de reconnaissance à l’égard des actions innovantes d’ores et déjà menées sur le terrain par des équipes éducatives déterminées", a déclaré la ministre déléguée à la réussite éducative, avant de préciser : "Repérer pour les étendre à l’ensemble du système éducatif les bonnes pratiques qui ont fait leur preuve, tel est le dessein qui doit guider [ses]membres".

Le dossier de presse constitué par le ministère relève que "le plus souvent la source des actions innovantes (…) [correspond] à des difficultés et des interrogations partagées par bien des écoles et des établissements de France : comment réussir la différenciation pédagogique ? Comment mieux travailler en équipe ? Comment mieux associer la famille et les partenaires de l’école ? Comment traduire en actes l’impératif des liaisons entre cycles ?".

Quant aux freins à l’innovation les plus souvent cités par les équipes du terrain, ils tiennent plus des difficultés organisationnelle, technique et de "régulation au sein de l’équipe" (la "difficulté de faire"), que des résistances des collègues ou de l’institution, voire celle des élèves et des parents.

Enfin, s’agissant des lieux à l’origine d’initiatives innovantes, le ministère distingue l’innovation descendante (top-down), issue de l’échelon national ou académique (expérimentation à grande échelle telle que "Cours le matin, sport l’après-midi"), et l’innovation ascendante (bottom-up), celle qui "fait remonter" les actions innovantes, via, par exemple des réseaux valorisant des équipes de terrain (Département de la recherche et du développement, de l' innovation et de l'expérimentation/DRDIE).

Aller plus loin

Le dossier de presse

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