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Mercredi 16 Decembre 2015

HoRHizon 2015 : quelles perspectives pour l'emploi territorial ?

« Tout ce qu’on nous reproche, c’est ce qu’on nous impose » affirme François Deluga, président du Centre national de la fonction publique territoriale et vice-président de l’Association des maires de France. Le premier rapport « Horhizons 2015 – Tendances de l’emploi territorial et politiques RH des CT et des EPCI », issu d’une enquête de CSA pour le CNFPT signale que si les dépenses liées au personnel ont tendance à augmenter, les deux premières causes en sont la réforme des rythmes scolaires et le transfert de compétence aux communautés. Cette tendance touche toutefois à sa fin compte tenu de la chute des dotations.

La réforme des rythmes scolaires coûterait aux collectivités locales compétentes 233 € par enfant en moyenne estime Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux et rapporteure de la commission Affaires sociales de l’AMF, participant à la hausse de la masse salariale. 50 % des personnes interrogées, et plus de 60 % des personnes représentants les communes l’indiquent en effet.

La mutualisation, perçue notamment comme moyen « pour réduire les coûts, optimiser l’organisation et la qualité des services rendus » est pourtant la seconde cause évoquée pour expliquer la hausse de la masse salariale. En rassemblant les services, l’harmonisation des statuts est souvent effectuée en se fondant sur les règles les plus avantageuses. Mais surtout, il apparaît que les secteurs les plus mutualisés sont aussi ceux qui recrutent le plus.

La tendance globale face à la baisse des dotations est celle d’une baisse des dépenses de personnel, c’est-à-dire moins d’embauches, moins d’augmentation et moins de dépenses de formation. Globalement, seuls 9% des collectivités affirment vouloir procéder à des recrutements, et 8% l’envisagent.

Ce mouvement d’ensemble cache des disparités importantes selon la taille des communes et communautés. 95 % des communes qui comptent moins de 5 agents ne recruteront pas et 90% des communes de moins de 3500 habitants non plus. Si ces deux catégories se recoupent fortement, la comparaison avec les ambitions de recrutement des communes de plus de 3500 habitants (33% en forment le vœu) et les communautés (30% le forment aussi). Ces recrutements sont dirigés vers des titulaires, en particulier pour respecter les engagements contre la précarisation ainsi que des emplois aidés.

 

Ces recrutements sont toutefois majoritairement envisagés dans le cadre du remplacement d’agents contre seulement 1/5 des cas pour des créations de poste. Le taux d’administration des communes et communautés devrait baisser lors des années prochaines alors qu’il n’a cessé d’augmenté depuis les années 1980.

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