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Jeudi 04 Avril 2013

Honneur, éthique et "déHontologie": la solution en trois réformes ?

Les aveux de l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale", ont provoqué un véritable "tsunami" dans le Landerneau politique de tous bords et contraint le président de la République, François Hollande, à improviser en urgence une allocution télévisée diffusée hier après le Conseil des ministres et avant son départ pour le Maroc. "Faute impardonnable", "outrage fait à la République", "grave manquement à la morale républicaine", "faits intolérables", "hautes autorités trompées"… voilà pour les expressions particulièrement sévères qui ont jalonné le discours du chef de l’Etat, visiblement choqué par ce qu'il considère comme une trahison jusques et y compris dans son engagement à garantir une République exemplaire. De la fraude fiscale ou de la spirale du mensonge, quel est l’acte le plus anti-éthique, anti-déontologique, anti-"déHontologique" ?

Au-delà des mots, c’est dans l’action que le président de la République cherche la solution. Il l’a exprimée hier sous la forme de trois décisions de nature, selon lui, à "aller dans le sens des engagements [qu’il avait] pris devant les Français" :
- renforcement de l’indépendance de la justice, via la réforme du Conseil supérieur de la Magistrature, qui devrait être votée au Parlement dès cet été ;
- lutte "impitoyable" contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés, avec notamment la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires. Un projet de loi dans ce sens sera soumis au Parlement "dans les semaines qui viennent" ;
- interdiction de tout mandat public pour les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption.

Aller plus loin

"La fonction publique face à la déontologie" : colloque des Cahiers de la fonction publique, le 12 avril au Conseil d’Etat

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