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Mercredi 25 Mai 2016

Groupements hospitaliers de territoire : 2 milliards d’euros d’investissement annoncés par Marisol Touraine


En inaugurant, le 24 mai, le salon Paris Healthcare Week (ex-Hôpital Expo), la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé la mise en œuvre d’un "grand plan d’investissements 2017-2021 pour la santé dans les territoires", avec la mobilisation de deux milliards d’euros sur les cinq ans. Deux priorités ont été mises en avant par la ministre : le soutien au déploiement des projets médicaux partagés et celui au numérique et à l’innovation. Une action qui s’inscrit dans le cadre de la réforme des groupements hospitaliers de territoire (GHT), instaurés par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Interviewée, le 23 mai, par Les Echos, la ministre a rappelé le sens de cette réforme : "L’hôpital doit se transformer. Il était tourné vers lui-même, il doit s’ouvrir sur son territoire, sur la médecine de ville, sur les maisons de retraite, pour mieux suivre les parcours des patients", ou encore : "Il faut mieux organiser la relation entre l’hôpital et la médecine de ville, mais aussi entre les hôpitaux d’un même territoire autour d’un projet médical partagé". L’objectif, au final, étant de rendre obligatoires des "coopérations entre les établissements qui prennent en charge les patients". Ce sont au total quelque 150 groupements qui vont ainsi voir le jour d’ici quelques semaines.

Quant à la question posée par Les Echos de savoir si ces regroupements seront à l’origine de fermetures d’établissements ou de lits, Marisol Touraine dément chercher à fermer des hôpitaux de proximité mais affirme vouloir "mieux prendre en compte les besoins de santé de la population sur tour le territoire".

Lors de son intervention au salon, la ministre a rappelé que la date du 1er juillet 2016 constituait "la première étape indispensable de constitution des GHT" et, qu’à compter de cette date, "nous disposerons d’un an pour finaliser les projets médicaux partagés", y compris pour lever les doutes et inquiétudes ressentis par les directeurs et les présidents de CME, les personnels soignants et les élus locaux.

S’agissant de la « révolution du numérique », la ministre a estimé que l’hôpital ouvert "doit aussi (se) l’approprier" et a fait part de sa confiance à ce propos, "parce que l’hôpital a déjà pris la mesure de cette révolution", tout en précisant que "Ppus de 80% des établissements ont déjà informatisé les dossiers patients, 70% ont dématérialisé la consultation de résultats d’analyses biologiques" et en promettant "d’avancer encore et avancer vite : 500 établissements ont sollicité et obtenu un soutien à travers le programme Hôpital numérique".

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