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Mardi 04 Aout 2015

Le gouvernement dévoile ses capitales régionales et des régions multipolaires

Les régions ont presque des chefs-lieux provisoires. Selon la loi du 16 janvier 2015 qui délimitait les nouvelles régions, le gouvernement avait jusqu'au 31 décembre 2015 pour déterminer quelles villes joueraient ce rôle.

Outre les chefs lieux des régions non touchées par la réforme (Corse, Bretagne, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'azur et Île-de-France), 8 villes accueilleront les premiers conseils régionaux après les élections de décembre prochain. Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Rouen, Dijon, Orléans, Toulouse, Lille ont toutes les chances de devenir les futurs chefs lieux de régions. 

Pour retrouver la carte des 13 régions métropolitaines et l'emplacement des futurs chefs lieux, retrouvez notre carte ici.

L' avis du conseil municipal de la commune envisagée comme siège du chef-lieu et des conseils régionaux intéressés est toutefois requis pour que la décision soit fixée. Pour prendre son avis, le conseil régional doit recueillir l'avis du conseil économique, social et environnemental régional et mener une concertation avec les représentants des collectivités territoriales, des organismes consulaires et des organisations professionnelles représentatives. Ces avis sont réputés favorables s'ils n'ont pas été émis dans un délai de trois mois à compter de la transmission du projet de décret par le Gouvernement.

Parmi ces villes, quelques unes sont également le centre de métropoles, comme Paris, Marseille et Lyon, ainsi que Rennes, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille, Rouen et Strasbourg dont la puissance et les relations particulières avec les régions, font émerger des pôles territoriaux de dimension nationale. Les trois autres métropoles prévues (Brest, Grenoble et Montpellier) vont également peser au sein de leurs régions respectives.

Les autres capitales régionales, qui ne sont pas des métropoles, vont-elles disparaître ? Si leur importance politique décroit, les administrations centrales devraient rester en place : la réforme de la décentralisation n'est pas suivi d'une réforme de la déconcentration. La réforme de l'administration territoriale de l'État n'est pas à l'ordre du jour sous cette forme, ce qui permet à des administrations importantes de rester en place, pour poursuivre un équilibre des territoires. En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne comme en Bourgogne-Franche-Comté, les précédentes capitales régionales conservent des compétences étatiques importantes (voir la carte). En Normandie, Caen perd le statut de capitale régionale décentralisée mais conserve une place importante comme capitale de l'État en région puisque le rectorat régional, l'agence régionale de santé, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et la direction régionale des affaire culturelle, notamment, demeurent ou s'installent.

Cette nouvelle carte, transitoire, entre en vigueur le 1er janvier 2016.

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