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Mercredi 03 Juin 2015

Le Gouvernement rentre dans la dernière ligne droite de la COP 21

Dans la perspective de devenir le leader européen des énergies vertes, le Gouvernement a entamé une nouvelle étape le 2 juin, par le vote solennel du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte après la deuxième lecture par l’Assemblée. Un projet ambitieux mais onéreux.

Ambitieux d’abord, puisqu’il s’agit pour la France de passer devant l’Allemagne en termes d’énergie vertes et de prendre le leadership en la matière dans l’optique de la COP 21 de novembre prochain. En effet les questions écologiques sont depuis bien longtemps inscrites à l’agenda politique allemand. Ainsi sous l’effet du rejet de la production d’énergie atomique, l’Allemagne est devenue la championne européenne des énergies renouvelables. Ambitieux encore dans la mesure où 75 % à 50 % la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025 mais également dans la lutte contre le gaspillage alimentaire pour lequel les invendus de la grande distribution ne devront pas être rendus impropres à la consommation mais prioritairement recyclés. Celle-ci également devra abaisser ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici à 2025. 

Onéreux projet cependant, puisqu’il vise à ce que 20 % des véhicules de la flotte des collectivités soient convertis à l’électrique lors de son renouvellement et 50 % pour l’État. L’accent est également mis sur les transports en commun dans la mesure où tous les acteurs publics ayant au moins 20 autobus devront disposer d’un véhicule propre sur deux en 2020. 

Ségolène Royal, la ministre qui porte ce projet, a également évoqué un crédit d’impôt pour la transition énergétique pour les citoyens, mais aussi annoncé le soutien de la Banque publique d’investissement (dont elle connait parfaitement les ressorts depuis son passage) ou pour les territoires à énergie positive avec le Fonds de financement de la transition énergétique pour la croissance verte. Autant de mesures qui ne feront pas dans, un premier temps, rentrer d’argent dans les caisses des personnes publiques mais servent à amorcer le mécanisme.  

Enfin la ministre explique qu’avec ce texte, la France « est le premier pays à se doter d’une législation globale avec les actions concrètes qui l’accompagnent » ainsi que le premier à traduire les engagements européens en matière d’énergie. 

La bataille pour les énergies vertes est donc bien lancée.

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