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Lundi 12 Octobre 2015

Gluten : un dépistage national n'est pas au menu

À l’occasion de cinq questions différentes écrites par des députés qui lui étaient adressées sur la prise en charge des conséquences du gluten, la ministre de la Santé a refusé un dépistage général de la population tout en ouvrant des perspectives à cet égard.

La maladie cœliaque, déclenchée par la mauvaise assimilation du gluten par l’organisme de certaines personnes, pourrait toucher près de 1 % de la population. .Mais le diagnostic est difficile (10 à 20 % seulement des malades serait diagnostiqués) et n’est effectué qu’après une longue période (près de 10 ans). 

La maladie entraine le plus souvent des douleurs abdominales, une diarrhée chronique, un amaigrissement, des pathologies osseuses, l'anémie et/ou de la fatigue. La maladie cœliaque peut également dégénérer en lymphome. En l’absence de traitement, la solution proposée par les spécialistes consiste en un régime strict… sans gluten. Les coûts du traitement reposent ainsi entièrement sur les patients, et non sur une mutualisation nationale.

Les députés soulignent, à l’instar de Sabine Buis, que « face au surcoût engendré par le régime sans gluten, seulement 50 % des malades adultes suivent correctement leur régime et évite le risque accru de complications » pour plaider en faveur d’un dépistage généralisé.

La ministre refuse le dépistage pour des raisons cliniques. Prenant en compte que « le seul traitement est l'éviction de l'antigène, c'est-à-dire des aliments contenant du gluten », elle relève toutefois qu’il « n'est cependant pas démontré que ce traitement apporte un bénéfice quelconque aux personnes asymptomatiques, et cette pathologie ne justifie donc pas un dépistage en population générale. »

En revanche, les bonnes pratiques recommandées par la Haute autorité de Santé pourraient être mis à jour, puisqu’aucune des 100 recommandations ne traite actuellement de la maladie cœliaque.

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