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Vendredi 20 Fevrier 2015

Globalement en baisse, les traitements des fonctionnaires traduisent des stratégies différentes

Depuis la décision de geler l’indice majoré, le traitement des fonctionnaires a reculé. Les chiffres de l’INSEE, sur les années 2011 et 2012 montrent clairement le recul de tous les traitements en euros constants (corrigés de l’inflation).

Si les traitements de tous les agents reculent, tous ne sont pas touchés avec la même force.

Entre fonctions publiques, le secteur hospitalier voit ses traitements reculer de 0,6 % entre 2011 et 2012, alors que les fonctions publiques territoriale et de l’État ne reculent respectivement que de 0,5 % et 0,4 %. Le salaire moyen en 2012 s’élevait ainsi à  29 580 € au sein de la fonction publique d’État, à 22 180 € dans la fonction publique territoriale et à 26 900 € dans la fonction publique hospitalière.

Ces moyennes cachent les disparités fortes qui existent entre les catégories d’agent et les évolutions très contrastées de leurs traitements. Au sein de la fonction publique hospitalière, les soignants de catégorie B (que l’INSEE classe comme professions intermédiaires) ont vu leurs traitements reculer de 1.6 % entre 2011 et 2012 alors que les médecins, pharmaciens et psychologues n’ont subi qu’une baisse de 0.1 %. Cette différence marquée entre catégorie A et B ne se retrouve pas dans la fonction publique territoriale en revanche, puisque ces deux catégories sont les plus touchées avec des baisses de plus de 1 %. Au sein de la fonction publique d’État, seuls les enseignants ont connu une telle baisse.

Ces baisses de traitement semblent obéir à des logiques très différentes. Dans la fonction publique de l’État comme dans la fonction publique hospitalière, elles affectent les catégories qui comptent le plus grand nombre d’agents : catégorie A pour l’État et catégorie B pour l’hospitalière. En revanche, au sein de la fonction publique territoriale, les baisses se portent sur les catégories les mieux rémunérées, bien que les moins nombreuses.

Les seules hausses de revenus ont bénéficié aux agents non titulaires de la fonction publique hospitalière.

Le recul des prix enregistré pour la première fois au mois de février 2015 devrait conduire pour ce mois-ci à une hausse du salaire courant des agents de la fonction publique. Mais à terme, les effets conjugués pourraient entretenir un mouvement déflationniste dangereux.

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