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Lundi 09 Juillet 2012

François Hollande à la Conférence sociale : "Je me refuse à considérer l’emploi public comme une variable d’ajustement"

Le président de la République, François Hollande, a lancé ce matin la grande conférence sociale entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, qui se tient au Palais d’Iena, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) aujourd’hui et demain. 

Au programme, deux demi-journées de tables rondes où syndicats, patronat et ministres vont débattre autour de sept thèmes : "Développer l’emploi, et en priorité l’emploi des jeunes" (animée par Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social), "Développer les compétences et la formation tout au long de la vie" (animée par Thierry Repentin, ministre délégué à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage), "Assurer des systèmes de rémunération justes et efficaces" (animée par Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances et Benoit Hamon, ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire), "Atteindre l’égalité professionnelle et améliorer la qualité de vie au travail (animée par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Doits des femmes, porte-parole du Gouvernement), « Réunir les conditions du redressement productif" (animée par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif), "Assurer l’avenir des retraites et de notre protection sociale" (animée par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de ka Santé), "Moderniser l’action publique avec ses agents" (animée par Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique). Le tout encadré par le discours d’ouverture du Chef de l’Etat et celui de clôture du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, prévu demain soir. Puis celui-ci sera amené "à tirer toutes les conclusions de cette conférence, pour rendre ensuite les arbitrages les plus conformes à l’intérêt général et au dialogue social qui y contribue", selon les termes du discours de François Hollande ce matin.

A la recherche d’un "compromis positif"

"Définir un pacte de confiance et d’efficacité entre Etat, salariés, entreprises, partenaires sociaux, qui remette la France au centre du jeu économique mondial", telle est l’ambition affichée par le président de la République, qui parle de "compromis positif", "celui qui permettra à notre pays de sortir par le haut des épreuves qu’il traverse".

La méthode proposée par François Hollande pour mener à bien cet enjeu est fondée sur trois principes : "aborder l’ensemble des sujets, sans exclusive", "fixer un agenda cohérent et partagé permettant d’avancer en commun dans le respect de l’indépendance de chacun", "s’inscrire dans la durée". Car il ne s’agit pas de "tenir un sommet social ponctuel (…) mais de jeter les bases d’un processus avec des objectifs et des étapes pour les atteindre", avec un suivi régulier qui "sera défini".

Modernisation de l’action publique et agents de l’Etat

S’agissant en particulier de la modernisation de l’action publique, le Chef de l’Etat a déclaré qu’elle devait être conduite avec les agents de l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics de santé. "Je me refuse à considérer l’emploi public comme une variable d’ajustement de la maîtrise de nos finances publiques", a-t-il affirmé, confirmant d’une part que "le Gouvernement a mis un terme à la révision générale des politiques publiques" et, d’autre part, que "le nombre des fonctionnaires restera stable au cours des cinq prochaines années". Précisions de François Hollande : "Les créations d’emplois dans les secteurs prioritaires (60% de la fonction publique d’Etat) seront compensés par le non-remplacement de départs en retraite dans les autres secteurs. Ces efforts concerneront également les opérateurs publics et ils seront modulés en fonction des missions exercées". Et le président d’ajouter : "Les agents publics seront associés à cette réflexion".

Quant aux parcours professionnels des agents de l’Etat, "nous devrons aussi définir les voies et les moyens" pour les rendre "stimulants", a-t-il déclaré.

"L’Etat doit savoir se réformer "

Enfin, selon le président de la République, "l’Etat doit savoir se réformer lui-même. C’est aussi un des enjeux d’un nouvel acte de décentralisation à venir. Compétitivité des territoires/facteurs de production/partenaires sociaux doivent y être associés".

 

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