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Vendredi 03 Juillet 2015

Forte diminution des investissements des villes de 3.000 à 20.000 habitants : - 16,4 %

"L’année 2014 se caractérise, pour les villes de 3.000 à 20.000 habitants, par une diminution marquée des investissements (- 16,4 %)", souligne l’Association des petites villes de France, qui publie, avec la Banque Postale, l’étude « Regard financier sur les petites villes".

Parmi les raisons mises en avant, "une nouvelle contraction de l’épargne brut", en clair : une diminution du solde entre recettes réelles et dépenses réelles de fonctionnement. Une baisse de 7,3 % en 2014 (– 15 % sur 3 ans). A défaut de recourir au levier fiscal, les petites villes ne parviennent pas à compenser la diminution des dotations de l’Etat (- 178 millions d’euros en 2014), ce, malgré une "décélération de la croissance des dépenses de fonctionnement". Seul élément "positif"  du repli des investissements : un léger recul des encours  de dette (- 1,1 %).

Toutefois, derrière ces chiffres qui expriment des moyennes, l’étude relève de fortes disparités individuelles, en fonction de situations différentes "en termes de moyens et de charges, de calendriers divergents selon les territoires en matière de développement des équipements, du type d’appartenance intercommunale et de compétences restant à la charge de la commune". Par exemple, les niveaux moyens d’épargne brute et d’investissement varient du simple au double en euros par habitant selon l’appartenance intercommunale.

D’où les différentes hypothèses fixées par l’étude pour les prochaines années en distinguant les villes selon deux critères théoriques : la marge fiscale dont elles disposent et le degré de contraintes pesant sur leurs dépenses de fonctionnement.

L’étude table sur un repli moyen de 5,5 % par an de l’épargne brute des petites villes jusqu’en 2017,  "en supposant pour toutes des efforts de maîtrise de la croissance des charges de fonctionnement" et, pour une commune sur quatre, une amplification de la décroissance des moyens d’autofinancement (repli au-delà de 10 % par an)..

Pour les 12 % des petites villes disposant de marges fiscales et de conditions permettant d’envisager une meilleure maîtrise des charges de fonctionnement, l’épargne brute devrait se stabiliser (+ 0,7 % par an).

Au final, seules les communes les moins endettées pourraient sortir de ce repli de l’investissement en mobilisant plus nettement les financements externes. Selon les auteurs de l’étude, cela accentuerait toutefois les écarts entre territoires et "pourrait paraître contradictoire avec les ambitions affichées de contrôle des dettes publiques".

 

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L’étude

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