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Mercredi 17 Juin 2015

Euro 2016 : le prix à payer pour 10 collectivités

A partir du 10 juin 2016, la France accueillera le 15e championnat d’Europe UEFA de football. Les différents matchs seront répartis entre 10 collectivités. Parmi les grandes villes où se déroulera cette compétition, Paris (Parc des Princes), Marseille (Vélodrome), Lyon (Stade des Lumières) ou encore Bordeaux (Nouveau Stade de Bordeaux). Toutes ces collectivités ont estimé l’enjeu valable malgré le coût élevé des investissements nécessaires. Ce qui n’a pas été le cas de Nantes ni de Rennes, qui ont préféré n’accueillir aucun match en raison dudit coût justement.

Selon l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES), le total des investissements des collectivités prenant part à l’évènement avoisinerait le milliard d’euros. Comprenant la rénovation des stades, la construction de nouvelles structures et la mise en place d’un système de transports efficace, ce montant exorbitant a de quoi dissuader certaines villes (428 millions d’euros seront nécessaires à la seule rénovation/construction des stades).

Pour financer les travaux, plusieurs options : la maîtrise d’ouvrage public, le montage privé ou encore le partenariat public-privé. En ayant recourt à des partenariats, les collectivités se détachent de la responsabilité d’assumer seules les investissements requis. Les acteurs privés engagés, en échange de l’exploitation et de l’entretien des sites, donnent leurs noms aux stades créés et engagent les villes à leur payer des loyers pendant les années à venir. Ainsi, Marseille devra 12 millions d’euros à Arema (Bouygues) pendant 31 ans et l’Allianz-Riviera coûtera à Nice 8 millions d’euros par an, versés pendant 27 ans à Vinci. La question de la rentabilité pour les collectivités se pose donc.

La compétition devrait générer du tourisme dans chacune des villes, et la vente des billets pour les matchs une recette importante. S’ajoute à cela les 20 millions d’euros attribués par l’UEFA aux villes organisatrices, à répartir entre les 10 collectivités. A propos des retombées économiques, Lyon évoque le chiffre de 150 millions d’euros. Les autres collectivités ne se prononcent pas. Les équipes qui joueront et la présence plus ou moins longue de la France dans la compétition seront des facteurs déterminants.

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