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Vendredi 26 Septembre 2014

Elections sénatoriales du 28 septembre : dans l’indifférence des Français

Ce dimanche 28 septembre se dérouleront les élections sénatoriales qui permettront de renouveler 178 sièges sur un total de 348 sénateurs, le Sénat étant renouvelable par moitié tous les trois ans depuis 2011, ce, pour tenir compte de la réduction de neuf à six ans de la durée du mandat sénatorial décidée en 2003. Ces élections 2014 sont caractérisées par un nombre record de candidats : 1.732, versus 1.374 en 2011 et 754 en 2008.

Et pourtant… les deux tiers des Français (65 %) ne se sentent pas concernés par ce vote (42 % peu concernés + 23 % pas du tout), selon un sondage Ifop réalisé par Ouest France. Un taux identique à celui de 2011, cependant moins élevé qu’en 2008 (74 %). Quoi qu’il en soit, seuls 63 % des Français estiment que le Sénat est utile dans l’élaboration des lois, versus 77 % en 2011, et 57 %  d’entre eux reconnaissent son utilité à l’équilibre du pouvoir, versus 68 % il y a trois ans.

Un désamour partagé par de nombreuses personnalités politiques, les uns réclamant au mieux la réforme de la Chambre haute, les autres appelant à sa suppression pure et simple, tel le député socialiste Alexis Bachelay hier sur France Inter : "On ne comprend pas à quoi sert la Chambre haute, notamment par rapport à son mode d'élection et de représentation. Elle est censée représenter la France rurale du XXe siècle, et la France a bien changé. D'autre part, le mode d'élection indirect, à savoir un collège d'élus essentiellement, ne permet pas sur le plan démocratique de représenter de manière satisfaisante ni la diversité politique ni la diversité des territoires".

Il rejoint ainsi, en quelque sorte, Lionel Jospin, qui, en 2011, avait qualifié le Sénat d’"anomalie démocratique", ne demandant cependant que sa réforme. Une demande exprimée plus récemment par le collectif "Cohérence socialiste" qui propose de transformer la chambre en un "conseil des régions" élu directement à la proportionnelle. Rappelons encore le référendum sur la réforme du Sénat, doublée de celle des régions, qui eut lieu le 27 avril 1969 et qui aboutit à la démission du Général de Gaulle. Celui-ci proposait notamment d’ôter toute attribution législative et tout droit de contrôle du Gouvernement à la Chambre haute, la transformant en simple chambre consultative.

Aller plus loin

Le sondage Ifop Ouest France (sur le site de Public Sénat)

Les éléments clés des élections sénatoriales (sur le site du Sénat)
 

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