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Vendredi 09 Mai 2014

Education nationale : les femmes plus nombreuses mais moins rémunérées que les hommes

Globalement une forte disparité de salaires et des écarts importants de rémunérations entre hommes et femmes, au détriment de ces dernières, c’est ce que relève le bilan social 2012-2013 du ministère de l’Education nationale, qui dresse un portrait de l’ensemble des personnels, enseignants et autres. La première partie, qui vient d’être publiée, concerne les personnels rémunérés au titre de la mission "enseignement scolaire".

En 2012-2013, on compte 1.042.600 personnels dont 732.000 femmes au sein de l’Education nationale : 846.000 enseignants dont 44,8 % dans le premier degré et 56,2 % dans le second degré. Le nombre des personnels non enseignants est de 196.600, dont 62,6 % des personnels d’inspection, d’éducation et d’orientation (DIEO), 32,8 % des personnels administratifs sociaux et de santé (ASS), 4,6 % des ingénieurs techniques administratifs en recherche et formation (ITRF). On dénombre 895.000 personnels titulaires, dont 93,7 % de catégorie A : 99 % des enseignants, 100 % des DIFO, 30,7 % des personnels ASS et 18,3 % des personnels ITRF. Les personnels à temps partiel représentent 17,3 % des agents, 11,6 % des titulaires, 52 % des non-titulaires.

Au chapitre des rémunérations, le salaire brut annuel (en équivalent temps plein) des titulaires s’établit, côté enseignants, à : 31.280 euros (dont 5 % de primes) dans le premier degré, 39.200 euros (dont 14,6 % de primes) dans le second degré.  Pour l’ensemble des enseignants, il s’élève à 35.400 euros (dont 10,6 % de primes). Pour les non-enseignants : 46.670 euros (dont 17 % de primes) chez les catégories A ; 29.660 euros (dont 17,4 % de primes) chez les catégories B ; 22.300 euros (dont 13 % de primes) pour les catégories C ; 34.900 euros (dont 16,3 % de primes) chez l’ensemble des non-enseignants.

S’agissant des enseignants, à noter une forte disparité des salaires à l’intérieur des degrés et des corps. Entre les 10 % des enseignants du premier degré les moins rémunérés et les 10 % les plus rémunérés, l’écart de rémunération nette annuelle est de 10.000 euros. Dans le second degré, l’écart est de 18.000 euros par an.

Quant aux rémunérations selon le sexe, les enseignants du premier degré ont en moyenne un salaire net supérieur de 8 % à celui des enseignantes, et de 7 % dans le second degré. Au total, parmi les enseignants du secteur public de France métropolitaine, l’écart de salaire net entre les hommes et les femmes est de 13 %, ce qui correspond à 4 000 euros annuels. Parmi les non-enseignants, l’écart est encore plus important : le salaire net des hommes est supérieur de 35 % à celui des femmes (environ 10.000 euros). Un écart qui s’explique en partie par le fait que les femmes sont plus nombreuses dans les catégories où les rémunérations sont les moins élevées (par exemple, 90 % des personnels de catégorie C des ASS, et seulement 65 % dans la catégorie A)

En dehors des effectifs et des rémunérations, la publication dresse un bilan concernant : les concours de la session 2012, les promotions, la mobilité géographique, les retraites, les lieux d’exercice, les congés pour raisons de santé, la formation continue, la politique sociale et les élections professionnelles.

Aller plus loin

Le bilan social Education nationale – Partie 1 Enseignement scolaire

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