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Mardi 10 Septembre 2013

Création d'un Observatoire national du suicide

Par un décret publié aujourd’hui au Journal Officiel, est créé un Observatoire national du suicide, placé auprès du ministère de la Santé.

Autorité administrative indépendante, l’observatoire remplira des missions prospectives et de synthèse, afin de mieux connaître les facteurs de suicide et de tentatives de suicide, et de proposer des actions de préventions.

La composition de l’observatoire est très large, traduisant l’ambition qui est la sienne d’examiner tous les aspects du suicide. Présidé par le ministre de la Santé, il comptera quatre parlementaires, accompagnés des directeurs de services cruciaux dans les ministères (le directeur général de la santé et le directeur général de l’offre de soins bien sûr, mais aussi le directeur général du travail, le directeur de l’administration pénitentiaire, le directeur général de la police nationale, le directeur général de l’enseignement scolaire, le directeur général pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle ou encore le secrétaire général du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt).

Les représentants des organismes sociaux sont membres de l’assemblée délibérante (CNAMTS, RSI, MSA,…) ainsi que des représentants de plusieurs institutions (Institut de veille sanitaire, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé,  Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médicosociaux, Institut de recherche en santé publique).

Des centres d’études participeront également aux missions de l’Observatoire : Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès, Institut de recherche et documentation en économie de la santé, Fédération nationale des observatoires régionaux de santé, Institut national des études démographiques, Fédération régionale Nord - Pas-de-Calais de recherche en santé mentale.

Des associations interviendront, de même que des membres du corps médical, notamment des psychiatres, des médecins scolaires et gérontologues.  

Avec les études du  Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC), l’observatoire national se révèlera sans doute comme un acteur incontournable dans la connaissance de ce fait médical et social qui touche 16,5 ‰ de la population française

Aller plus loin :

 

Décret n° 2013-809 du 9 septembre 2013 portant création de l'Observatoire national du suicide

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