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Mercredi 29 Juillet 2015

La chirurgie sur les cancers en ambulatoire en 2020 ?

Le cancer sera-t-il de ces maladies dont on est traité dans la journée pour rentrer chez soi le soir ? Le traitement de ces pathologies s’inscrit désormais en plein dans le programme national de développement de la chirurgie ambulatoire lancé en 2010. Selon une étude relayée par la fédération hospitalière de France, 50 % des cancers du sein, 15 % des cancers de l’ovaire et 15 % des cancers de la thyroïde pourraient être opérés en ambulatoire en 2020.

Les buts de cette évolution du mode de prise en charge sont l’accroissement de la qualité et de la sécurité des soins, l’amélioration de la satisfaction des patients et des personnels et l’optimisation de l’utilisation des ressources (plateaux médico-techniques, etc.). Sur le plan organisationnel, le recours plus fréquent à la chirurgie ambulatoire appelle des changements : la définition d’un parcours de soin net, à la fois pour coordonner les nombreux acteurs et pour rassurer les patients.

Ces évolutions ne seront pas définies en amont par le ministère de la Santé. La direction générale de l’offre de soin (DGOS) et l’institut national du cancer lancent aujourd’hui à cet effet un appel à projet pour que des équipes développent la pratique de la chirurgie ambulatoire dans le domaine du cancer. Pendant deux ans, les équipes de chirurgies seront accompagnées dans la création de ces parcours de soin, en lien avec les autres acteurs de la guérison (médecin traitant, oncologue, radiothérapeute…).

Le montant de l’aide au projet est de 3 millions d’euros, réparti sur 2 ans, sous les conditions définies par le cahier des charges. Les projets doivent remplir certains critères opérationnels quant à l’équipe, à l’acte chirurgical et à l’intégration de l’étape chirurgicale dans le parcours du patient ainsi que des critères de suivi du projet, par l’élaboration d’un rapport intermédiaire et d’un rapport final.

L’ensemble des projets seront évalués nationalement sur le fondement des rapports remis, ce qui permettra d’en retenir certains, et de les mettre en application entre 2018 et 2020. 

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