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Lundi 13 Mai 2013

Cantines scolaires : les premiers bilans de la marche vers de meilleurs repas

 

A l’occasion de plusieurs questions de députés sur cette question, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a élaboré une réponse commune qui permet de constater les progrès effectués et les efforts encore à fournir dans ce domaine.

Depuis 2007, plusieurs programmes de sensibilisation et de formation ont été mis en place pour lutter contre la malnutrition et en particulier les cas d’obésité infantile. Le problème avait notamment pour source  les « apports excessifs en lipides et en glucides simples ajoutés, apports insuffisants en calcium, en oméga 3 et en fer » constatés dans les cantines et autres restaurants scolaires. Le législateur s’est saisi du problème en 2010 en affirmant que « les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et universitaire sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu'ils proposent ». Face à la volonté de réforme des normes réglementaires qui permettaient l’application de cet article, depuis le rapport sur la simplification des normes, le ministère souligne que si ces textes étaient supprimés, cela ne conduirait pas à un abandon de la politique actuelle de meilleure nutrition. Le programme national pour l’alimentation continuera à vivre.

En effet, les progrès enregistrés sont le fait de politiques de santé publiques dynamiques. Certaines sont mises en valeur telle que le programme de formation « Bien manger dans ma petite cantine » permet aux agents territoriaux travaillant dans les cantines scolaires servant moins de 80 repas par jour d’être formés à l’équilibre nutritionnel des menus, via un financement croisé des collectivités et du ministère. Pour un coût de 4000€ pour 20 stagiaires, les collectivités peuvent ainsi améliorer sensiblement la qualité des repas servis dans leurs établissements scolaires de petite taille. Le ministère de l’agriculture a financé une session de stage par régions ou départements d’outre-mer.

Le programme « Plaisir à la cantine » est, lui aussi, maintenu, de même que le certificat de spécialisation des agents « restauration collective » qui permettent notamment d’obtenir une labellisation gérée par le ministère : le logo « bien manger, c’est l’affaire de tous ».

Le maintien de ces programmes est consécutif à leurs bons résultats, comme l’a souligné l’Union Française des consommateurs – Que choisir, dans un rapport du mois de mars 2013.

Mais, le ministère souligne que la qualité est un objectif plus qu’un gain immuable. Le bénéfice pour les collectivités de gérer elles-mêmes leurs services de restauration est apparu nettement dans l’enquête de l’association de consommateurs, et le ministère rappelle qu'une des propositions du président de la République concernait l’approvisionnement des cantines par des produits issus de l’agriculture géographiquement proche.

Plus que des bons résultats, ce sont des objectifs sans cesse renouvelés que se fixent conjointement le ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire ainsi que les collectivités gestionnaires.

 Aller plus loin :

Question parlementaire n°24700 de Mme Valérie Lacroute, réponse du 7 mai 2013

 

 

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