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Lundi 25 Avril 2016

Le Big Data en santé : le ministère en quête de bonnes idées pour faire simple

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a lancé une grande consultation en ligne sur le big data en santé, en quête des idées des internautes pour le bon usage du partage des données de santé. Ils sont invités à donner leur avis sur les usages qu’ils souhaitent voir émerger pour les patients, les professionnels de santé, les industries, les assureurs ou la puissance publique, en se connectant, jusqu’au 20 juin 2016 au site faire-simple.gouv.fr.

Rappel du contexte : la loi de modernisation de notre système de santé facilite l’exploitation et le partage des données de santé pour tout acteur porteur d’un projet d’intérêt public, ce, dans le respect de la vie privée. En septembre 2015, la ministre a mis en place un groupe de réflexion "chargé d’éclairer les enjeux du développement du big data, nouvelle méthode d’analyse des données extrêmement volumineuse et d’origines multiples". Il présentera ses conclusions au deuxième semestre 2016.

Marisol Touraine souhaite donc compléter cette réflexion en interrogeant directement les internautes invités à exprimer leur perception du big data dans le secteur médical et à donner leur avis sur les conditions dans lesquelles la puissance publique doit accompagner son essor.

Autrement dit, "quels usages méritent d’être soutenus par la puissance publique et dans quelles conditions ?". Parmi les exemples d’usages donnés par le ministère, à noter :
- "m’aider à prendre en charge ma santé", pouvant prendre la forme d’applications de coaching en santé, d’auto-mesure, et de comparaison avec des groupes similaires, voire avec la proposition d’interpréter des symptômes hors consultation médicale. Des services qui se développent notamment grâce aux données partagées volontairement par les utilisateurs de ces applications et services ;
- faciliter le diagnostic médical grâce à la mise à disposition des données personnelles aux experts de la santé ;
- développer de nouveaux services à la personne, payants ou non. Avec ce commentaire du ministère : "Des applications apparaissent par exemple pour avertir un individu des risques pour sa santé dans un lieu donné (allergies, épidémies…). Des assureurs proposent le port d’objets connectés pour encourager des comportements plus favorables à la santé… mais pourraient également utiliser les données collectées pour optimiser l’évaluation du risque santé de leurs assurés."

Le ministère annonce la communication d’une synthèse des contributions des internautes à l’issue de la consultation, à l’été 2016.

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Se connecter au site site faire-simple.gouv.fr.

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