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Lundi 06 Juin 2016

Baisse des dotations : départements et régions déçus par le "grand oubli" de François Hollande

Lors de son discours de clôture du Congrès des maires de France, le 2 juin, le président de la République, François Hollande, annonçait sa décision de diviser par deux la baisse des dotations pour le bloc communal, ce qui provoqua dans la salle une réaction mitigée de la part des intéressés : moitié applaudissements, moitié huées. Réaction traduite d’une certaine façon par ce commentaire de Jean-Luc Moulenc, maire de Toulouse, président de Toulouse métropole et président de France urbaine, association réunissant les maires des grandes villes, métropoles et agglomérations : "Globalement, nous passons du verre à moitié vide au verre à moitié plein". Réaction confortée par l’appréciation de l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF) qui accorde un "peut mieux faire" au chef de l’Etat, accompagné de cette observation : "L’attente était grande, les annonces sont minimes, la déception est grande", au vue de "mesures minimales pour la survie des collectivités locales".

Cependant, les grands déçus de ces mesures sont bien les départements et les régions, qui "regrettent vivement que ce geste présidentiel ne les concerne pas", ce, malgré le "plaidoyer" du président de l’Association des maires et des présidents d’intercommunalité de France, François Baroin, "des difficultés des collectivités quelles que soient leurs tailles et leurs catégories. Et ils le font savoir, via un communiqué commun, signé par Philippe Richert, président de l’Association des régions de France (ARF), et Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF), qui se déclarent les "grands oubliés du geste présidentiel".

Côté régions, on rappelle la signature, il y a à peine deux mois, d’une plateforme Etat-régions, et l’on s’étonne que le Gouvernement n’ait "pas pris la mesure du rôle majeur des régions pour la croissance, l’emploi et le redressement économique du pays alors qu’il leur demande simultanément d’être au rendez-vous de la formation des demandeurs d’emploi et de financer des grands investissements structurants pour les territoires à travers les contrats de plan (CPER)".

Côté départements, on se dit "écrasés par les charges sociales, notamment le RSA" et l’on souligne "le risque de ne pouvoir verser fin 2016 aux bénéficiaires les allocations auxquelles ils ont droit".

Régions et départements, qui considèrent être "laissés de côté", alors qu’ils jouent un "rôle majeur dans l’économie de notre pays", accusent le président de la République de les fragiliser "au risque de les mettre dans l’incapacité à agir au service de nos concitoyens et de nos entreprises".

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