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Lundi 03 Octobre 2016

Les agents des CCAS/CIAS confrontés à la demande sociale croissante et à des ressources financières de plus en plus limitées

"Contingence des moyens financiers et progression de la demande sociale : quelles conséquences pour les CCAS/CIAS ?". Question posée par l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) à quatre élèves administrateurs de l’Institut national des études territoriales (INET), qui ont mené leur enquête auprès d’une trentaine de centres communaux d’action sociale (CCAS) et centres intercommunaux d’action sociale (CIAS) et d’experts du monde territorial. Objectif : dresser un panorama des contraintes financières auxquels ces centres sont confrontés, identifier les grandes tendances de l’évolution de la demande sociale observées par les acteurs locaux, mettre en avant les conséquences en termes de réorientations et de réorganisations tant du point de vue de leurs missions que des conséquences sur les agents.

Résultats sous forme d’une étude en quatre parties :
- Face à la situation contrainte des finances publiques locales et nationales : mobiliser des leviers de financements innovants et adapter les modes de gestion.
- Retours d’expériences de CCAS/CIAS face à la contrainte financière et la complexification de la demande sociale.
- Des CCAS/CIAS en mouvement : les conséquences sur le champ d’intervention des agents.
- Au sein des réseaux à géométrie variable, les CCAS/CIAS cherchent le niveau d’intervention adapté.

Parmi les observations mises en avant par les CCAS/CIAS, l’émergence de nouveaux publics fragilisés tels que familles monoparentales, personnes âgées, salariés précaires, migrants, etc. une évolution qui se double d’un "phénomène persistant de non recours aux droits et dispositifs sociaux et d’un renoncement aux soins qui témoignent des difficultés à toucher de nouvelles populations fragilisées". Ce qui n’efface pas le "ressenti persistant d’une augmentation des aides, notamment celles orientées vers la prise en charge des difficultés quotidiennes". Il s’agit donc de pouvoir adapter les dispositifs aux besoins sociaux réels de la population du territoire couvert par un centre, d’où la nécessité pour celui-ci de disposer de données actualisées et fiables, ce, dans un souci d’« analyse, de mise en perspective et de pilotage ».

Une autre difficulté, s’ajoutant à la complexification de la demande sociale, la contrainte budgétaire croissante, semble ne pas avoir encore eu de conséquences concrètes sur les budgets des centres interrogés. Il n’en demeure pas moins que ceux-ci s’interrogent de plus en plus sut la "soutenabilité et la pertinence de leurs dispositifs" du point de vue de la situation financière de leurs budgets. D’autant qu’ils doivent composer avec les choix effectués par les départements et l’Etat.

Ce qui n’est pas sans répercussions sur leurs missions et, "par ricochet", sur les agents et travailleurs sociaux, qui doivent faire face à "des injonctions parfois contradictoires, entre désir de participation et d’implication d’un côté et contrôle et évaluation des actions de l’autre". Les auteurs de l’étude soulignent à ce propos la nécessité de renforcer la fonction managériale des encadrants, notamment intermédiaires, pour accompagner le changement

Enfin, "l’adaptation des CCAS/CIAS passe également par le renforcement de la logique partenariale de leur action qui s’inscrit nécessairement dans un réseau d’acteurs. L’enjeu étant de permettre une territorialisation efficace de l’intervention sociale."

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Accéder à l’étude

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