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Jeudi 23 Juin 2016

Acteurs publics engagés dans le développement des Smart City recherchent fonds privés et experts en interne

Les 16 et 17 juin, le Salon Innovative City prenait ses quartiers à Nice pour sa cinquième édition. Rassemblant plus de 3.000 professionnels de la ville, ce rendez-vous se définit comme le lieu où se rencontrent "décideurs publics et privés, élus et représentants de collectivités, entreprises, établissements publics, centres de R&D, sociologues, investisseurs et start-ups, think-tanks et réseaux" pour réfléchir sur la problématique "delivering urban innovation" (distribuer l’innovation urbaine). 

Ainsi, la plupart des objectifs d’un développement en Smart City ont été abordés : intégration d’objets connectés, ouverture et accès aux données publiques, développement d’applications technologiques intelligentes (Smart Lighting, optimisation des temps de transports des usagers, désengorgement des voies publiques, etc). Et si les entreprises privées, grandes firmes et startups, semblent prêtes et impatientes de s’engouffrer dans le marché prometteur des Smart City, les acteurs publics sont aussi plus que jamais sur le pont : 46% des élus répondants ont mis en place le concept de Smart City, 37% ont lancé un projet et 18% n’y ont pas encore réfléchi (étude Tactis).

Aussi, l’idée d’ouverture des données publiques s’est accélérée puisque les villes prévoient de garantir un accès public aux data concernant "à 74% la cartographie de leur territoire, à 72% les délibérations du conseil municipal, à 57% les documents relatifs aux marchés publics et à 53% les documents d’urbanisme".

Mais si la volonté est bien présente, certains freins apparaissent de plus en plus distinctement. Tout d’abord, il existe un frein économique et financier. En effet, devant la diminution des fonds publics, les autorités locales prospectent de plus en plus auprès d’acteurs privés en espérant la mise en place de partenariats public-privé. Mais une tendance récente ne facilite en rien de telles alliances : les gouvernants veulent désormais rester maîtres et propriétaires de leurs données, allant même jusqu’à vouloir être propriétaire des "entrepôts de données".

Ces appels à projets et partenariat mettent aussi en lumière un frein de compétence. De nombreuses collectivités lancent fréquemment des campagnes pour "inventer la ville de demain" et reçoivent alors un nombre incalculable de candidatures, de propositions technologiques et d’offres de projets innovants. Malheureusement les collectivités n’ont pas, en interne, de profils ayant les compétences techniques et stratégiques nécessaires pour évaluer de telles propositions. Cela les empêche de tirer le maximum du formidable flot d’idées auquel elles ont accès. Alors peut-être est-il temps de recruter de nouveaux profils.

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